LE PRINCE ET LE VOLEUR

Du 6 au 8 Février, à 20h
Ouverture des portes à 19h45

Compagnie Bubblegum Parfum Désert
De et par Pierre-Vincent Chapus.
Mise en scène de Louise Blachère

DURÉE : 1H
ÂGE : à partir de 16 ans

"Le Prince et le Voleur prend son origine dans une histoire personnelle et des faits avérés. Dans mon adolescence, j'ai en effet entretenu une amitié parallèle avec deux garçons : l’un, héritier d'une des plus grandes fortunes françaises, aujourd'hui devenu PDG du premier groupe mondial de communication, et l'autre, jeune de banlieue tête brûlée, recroisé çà et là depuis, entre histoires louches et jobs foireux, insaisissable et grave tendu, toujours vivant en périphérie. A l'origine, je voulais créer un spectacle avec eux. Cette rencontre n'a pu se faire. De cette déception initiale et de leur absence, est née une histoire, un conte qu'on dirait au coucher, un conte qui parlerait d'un enfant et d'un pays troublés, sinon obsédés, par leur quête d'identité. La forme de ce monologue naît de ça. Voici ce qu'il s'y passera : Dans un salon bourgeois, une maîtresse de maison s'affaire. La table a été dressée pour trois, petits plats dans les grands comme on dit. Elle est très excitée. Ce soir, elle reçoit deux garçons aux yeux clairs : un Prince et un Voleur. En attendant qu'ils arrivent et que la soirée décolle, elle s'interroge sur les mille et une façons de réussir(et surtout de rater) cette occasion si particulière. La nuit s'avance. Les spectres émergent. Le pays a peur. Elle se sent seule."

 

 

PIERRE-VINCENT CHAPUS

Après un master de criminologie et un enseignement du théâtre au conservatoire Erik Satie, Pierre-Vincent Chapus commence à travailler au théâtre sous la direction d'Yves Pignot, Quentin Defalt, Jean-Romain Vesperini, Gabriel Garran, et aussi au cinéma où il accompagne les premières réalisations de Yann Gonzalez et Pierre-Edouard Dumora. Cette plongée dans le métier lui donne assez rapidement l'envie de continuer son parcours autrement et selon ses propres inclinaisons. Aussi, il crée sa première compagnie (COC, pour crée ou crève, comme un équivalent français au Do it yourself anglais). Pendant près de 10 ans, il concrétise son désir de repenser son geste auprès de personnes tenues en périphérie de la création artistique (adolescents en difficulté, SDF, handicapés physiques et mentaux, femmes battues, personnes très âgées…), tout en écrivant et créant ses propres spectacles (CLANDESTINS/INSECTLANDS, (Je suis) Ripley Bogle, …hic sunt leones, PATCHES), dont le point commun est d’impliquer sur le plateau des personnes, professionnelles ou non, rencontrées lors d'ateliers pour former une aventure collective de théâtre portée par des troupes passionnées et singulières. Cherchant toujours à faire du théâtre un prétexte à la Vie, il revendique ce travail sur et dans les marges. Ainsi, un équilibre se crée dans ces dialogues constants entre le plateau et ses périphéries, générant une discipline à la fois radicale et affranchie, souvent accompagnée par lieux et institutions franciliennes, dont La Ferme du Bonheur à Nanterre et la Boutique solidarité de Gagny avec lesquelles il collabore constamment. En 2016, Pierre-Vincent quitte la compagnie COC, pour commencer une nouvelle aventure plus personnelle avec BUBBLEGUM PARFUM DESERT, structure/masque qui est à la fois une compagnie où il crée spectacles ou performances (My Floorboards, TNT, Le Prince et le Voleur), et un projet d’édition rudimentaire au long cours (le fanzine B)random).